Marque employeur : tout est dans les gènes !

Les PME voyant s’inverser le rapport de force avec leurs candidats, Une marque employeur reste un investissement judicieux pour attirer et fidéliser. Et ce n’est pas une question d’argent !


Sans surprise l’an dernier, 83% des PME et ETI sondées par BPI admettaient rencontrer des difficultés de recrutement. Il est loin le temps où les candidats devaient rivaliser de différenciation dans leur CV et leur lettre de motivation. Bien informés à votre égard, au courant de vos scores de réputation, ce n’est plus à eux de combattre leur fébrilité en entretien : c’est déjà à vous de les convaincre de bien vouloir répondre à votre annonce.

Les convaincre de quoi au juste ?

Avant tout, de vous rejoindre. Nullement après vous être « survendus », car vous seriez tous deux perdants d’une erreur de casting et d’une rupture de période d’essai, mais plutôt en faisant valoir les atouts de votre entreprise, sa santé et son projet de croissance.

Une fois en poste, vos talents voudront grandir : libre à vous de leur donner tous les challenges à relever à cette fin. Mais ils voudront aussi rester chez vous suffisamment longtemps pour estimer faire au sein de votre entreprise un bout de chemin décisif pour leur carrière... jusqu’à trouver mieux que vous en chemin. Du moins peut-être.

Commencez par jouer la transparence

Jouez franc jeu sur l’étendue des missions et des responsabilités assignées aux futures recrues, tout d’abord, mais aussi leur véritable niveau de rémunération : attention aux montages variabilisés qui ne deviennent clairs que lorsqu’ils sont perçus.

Rassurez également sur le schéma d’évolution de carrière : c’est l’occasion de dire à vos candidats ce qu’ils ont à gagner à vos côtés (évolution de poste, de salaire, formation…), sans faire de fausses promesses naturellement, car une fusion, un rachat ou d’autres événements sont toujours susceptibles de faire évoluer leur cadre de l’activité.

Enfin, donnez-leur les moyens de se renseigner sur l’ambiance au travail. Les encarts pub dithyrambiques ont bien vécu, et les avis sur Glassdoor ne font pas tout. Offrez-leur plutôt la possibilité d’échanger de manière informelle avec vos collaborateurs autour d’un café. Si votre marque-employeur témoigne de ce qui se passe chez vous, ce sont d’abord vos employés qui la vivent.

Partagez votre engagement !

Les bouleversements économiques et sociaux actuels font se questionner un grand nombre de cadres. Ils cherchent à donner un sens à leur travail et ont cette exigence avec leur employeur, devenant curieux sur la proposition de valeur de votre entreprise au marché. Mais aussi son projet de création de valeur extra-financière, sociétale ; et enfin, tout ce qui peut susciter chez eux une fierté d’appartenance.

D’expérience, il est plus facile de vous différencier en mobilisant sur votre « Pourquoi », la raison d’être de votre entreprise, que sur les niveaux logiques inférieurs que sont :
- Le Comment : les moyens de leur mission (outils, budgets) sont parfaitement substituables, même s’ils demeurent indispensables ;
- Le Quoi : le job à mener. En bons professionnels ils en connaissent un rayon, ont confiance dans leur valeur et savent pouvoir refaire ailleurs ce qu’ils ne seraient plus en mesure de réaliser chez vous.

L’audace paie

N’ayez pas peur de vous démarquer dans votre positionnement comme employeur. Si vous interpelez, c’est bien. Si vous « choquez », cela fait partie des risques du métier : vous n’avez de toute façon pas à plaire à tout le monde.

A minima, veillez à incarner votre discours : des soldats de l’Armée de l’Air ont ainsi apporté leur témoignage sur des podcasts qui ont été diffusés dans sa dernière campagne de recrutement - en savoir +


En conclusion, peu vous importe de rejoindre le classement des entreprises préférées des français. Organisez-vous pour faire parler vos gènes dans votre communication employeur, et illustrer celle-ci par des preuves concrètes et quotidiennes qui parleront à vos candidats.

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